Mercredi matin, après de longues heures de négociations, un accord a été conclu : la vente d’une dizaine de produits en plastique à usage unique, sera interdite au sein de l’Union Européenne. Celui-ci doit encore être formellement adopté en début d’année prochaine mais laisse présager une entrée en vigueur d’ici à 2021.
Les plastiques à usage unique en question représentent 70% des
déchets marins retrouvés sur les plages européennes et menacent
l’équilibre de la faune et de la flore des océans. Cette mesure inédite
était attendue par les citoyens et est le résultat d’une prise de
conscience de la part des institutions européennes de l’urgence de la
situation. Il n’aura fallu que huit mois pour aboutir à cette décision
qui fait suite à la position commune déposée en mai par les 28 pays de
l’Union Européenne à la Commission européenne.
Certains produits en plastique à usage unique seront interdits s’il existe des alternatives. C’est le cas pour les cotons tiges, les couverts, les assiettes, les pailles, les agitateurs de boissons ou encore les bâtonnets pour ballons.
Pour d’autres produits, notamment les emballages plastiques pour des
aliments prêts à consommer, l’objectif est de réduire leur consommation
au niveau national et d’être plus exigeant sur leur conception et leur
étiquetage. L’UE s’attaque également aux plastiques dit oxodégradables
(jugés étiquetés biodégradables de façon abusive), et aux récipients
alimentaires et gobelets en polystyrène expansé, bien connu des habitués
des plats à emporter.
Les bouteilles en plastique, l’une des causes majeures de cette
pollution, sont exclues de la liste de produits interdits. L’accord fixe
par ailleurs un objectif de collecte des bouteilles en plastique de 90%
d’ici 2029 et établit aussi un objectif de 25% de contenu recyclé dans
la fabrication de bouteilles en plastique d’ici 2025, et de 30% d’ici
2030.