L'Oréal Libramont
Carte d’identitéProvince : Luxembourg Présentation des activitésAncrée dans un écrin de verdure ardennais depuis 1975, l’entreprise L’Oréal Libramont ne cesse de développer des initiatives pour limiter son impact sur l’environnement. Devenue un réel modèle en matière de nouvelles technologies environnementales et d’organisation interne, elle fût, dès 2009, la première usine 100% énergie verte du Groupe L’Oréal. Spécialisée dans la production de kits de coloration pour la grande distribution, l’usine de Libramont s’étend sur 45 hectares, compte 400 collaborateurs et produit 200 millions d’unités de coloration par an.
Si l’impulsion d’une démarche environnementale sur le site ne date pas d’hier (les premières initiatives datent de 1994), elle prend tout son sens dans le projet « Share Beauty With All », programme ambitieux du Groupe dont l’objectif est de réduire de manière significative (60% par rapport à 2005) les émissions de CO2, la consommation en eau, la production de déchets… d’ici 2020. Qu’à cela ne tienne, ces objectifs n’effrayent pas l’usine de Libramont, bien au contraire puisque certains d’entre eux sont déjà atteints, avec presque 5 ans d’avance sur l’échéance.
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Vidéo2 questions à…
Pensez-vous qu’intégrer le développement durable dans le business model de l’entreprise soit une opportunité économique pour l’entreprise ou juste un point de plus pour l’image de marque ? « Le développement durable est un gage de pérennité pour toutes les entreprises. Avec le recul, on se rend compte que l’ingéniosité a souvent permis d’allier développement durable et gains économiques. Nous avons repensé notre développement, notre activité, notre empreinte écologique et sommes continuellement à la recherche de techniques d’optimisation». C’est clairement un avantage économique en plus d’une amélioration de l’image de marque et de la réduction de nos impacts sur l’environnement. » L’environnement chez L’Oréal Libramont, c’est l’affaire de tous ! Qu’entendez-vous par là ? « Il est un fait que l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise est engagé dans la démarche environnementale, c’est d’ailleurs une condition nécessaire pour atteindre des résultats probants. Nous étendons, par ailleurs, notre démarche au-delà du site, en impliquant aussi nos fournisseurs dans notre volonté d’amélioration continue. C’est une stratégie globale, qui implique tous les maillons de la chaîne. » |
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Principales actions environnementalesBiométhanisation :
Serre solaire : Depuis 2014, la chaleur résiduelle de la biométhanisation assure un séchage des boues de la station d’épuration de l’usine. Grâce à une serre solaire de 800 m², les boues, remuées en permanence par un robot, sèchent sous l’effet combiné de la chaleur du soleil et/ou de la chaleur résiduelle de l’installation. Leur poids est ainsi réduit de 75% avant valorisation en cimenterie. Réduction du transport : En 2011, Logoplaste, fournisseur exclusif de flacons pour L’Oréal s’installe dans les murs de l’usine. Les 310 millions de flacons par an sont dès lors transportés directement sur la ligne de production dans des conteneurs métalliques réutilisables ou via un convoyeur qui relie le stock de Logoplaste aux équipements de remplissage de L’Oréal. Réduction des consommations d’eau : L’optimisation des procédés de nettoyage des cuves de fabrication, l’installation d’une boucle d’eau de refroidissement et l’installation, à la sortie de la station d’épuration, d’un procédé d’ultrafiltration et d’un système d’osmose inverse ont permis à l’entreprise de réduire considérablement sa consommation d’eau. Gestion optimisée des déchets : Plusieurs autres idées innovantes ont vu le jour sur le site, comme l’utilisation de caisses-navettes entre les fournisseurs et l’usine et le remplacement de caisses d’emballage par un film plastique. Les cartons restants sont quant à eux renvoyés chez le fournisseur qui les reconditionne en emballages prêts à l’emploi. |
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L’ORÉAL Libramont |




Installation (en 2009) d’une unité de biométhanisation alimentée par les déchets alimentaires des entreprises voisines. Cet équipement produit pas moins de 250 % des besoins de l’entreprise en électricité. Le surplus est remis sur le réseau. La chaleur, issue de cette biométhanisation, permet quant à elle de couvrir 90 % des besoins en chauffage du bâtiment et 60 % des besoins en vapeur du process. 